Une traduction ?



Accès réservé

Home Actualités Actualités européennes AG de l'association européenne EDEN (4 mars 2002) : Cap sur l'Union européenne
Actualités européennes

 

5ème assemblée générale d’EDEN : décisions

Thessalonique, le lundi 4 mars 2002

Au-delà de l’UE

L’association, qui regroupe désormais une quarantaine de collectivités territoriales de France, d’Espagne, de Grèce et d’Allemagne, s’adresse à des établissements publics et collectivités issus des pays membres de l’Union européenne. Mais sollicitée au-delà de ces frontières, elle devrait prochainement accueillir en son sein des représentants issus de pays tiers : d’Europe centrale et orientale, d’Afrique du Nord, avec lesquels des coopérations techniques sont en cours ou en projet. Un aménagement des statuts sera réalisé à cet effet.

Le comité scientifique d’EDEN installé

Les membres de ce comité, dont le principe a été arrêté lors de la précédente assemblée générale, le 14 mai 2001 à Montpellier, ont été désignés par consensus. Ils sont 9 qui viennent de tous les pays actuellement représentés dans l’association et même d’un peu plus loin… Trois autres membres devraient les rejoindre (un allemand, un espagnol et un spécialiste des milieux continentaux).

 

Le comité scientifique d’EDEN aura au moins trois rôles ou missions : conseil sur des demandes formulées par les membres de l’association ; avis scientifique préalable aux décisions de l’association ; garantie scientifique et technique dans le cadre des démarches institutionnelles entreprises par les élus au niveau européen.

 

Il sera également consulté pour l’admission de tout nouveau établissement ou collectivité postulant  l’adhésion à EDEN et encadrera la préparation de réunions scientifiques et techniques (colloques, workshops, etc.).

Une définition de standards

Le première tâche de ce comité scientifique consistera, en appui sur les principaux opérateurs membres de l’association, à définir des standards garantissant les méthodes des candidats à l’adhésion. Une sorte de charte-qualité. Et la vingtaine de membres actuels, y compris les fondateurs, devront se soumettre à cette grille. Côté nouvelles adhésions, justement, notons trois collectivités grecques : les Préfectures (départements) de Larissa et d’Evros et l’agence de développement d’Imathia.

Observer les maladies ré-émergentes

L’assemblée générale d’EDEN, dans la foulée des tables rondes de Montpellier sur le changement climatique, a validé l’utilité d’un dispositif de veille qui pourrait être un observatoire de l’émergence de maladies vectorielles. Cela permettrait aux décideurs publics de réagir en temps et en heure et de manière appropriée (moyens, méthodologie), si nécessaire, en orientant leurs opérateurs de contrôle de la nuisance vers des actions de lutte anti-vectorielle.

Des dispositifs approchants existent dans certains pays de l’Union européenne et au niveau de l’OMS. Il importe donc d’en faire l’inventaire, de les contacter et de chercher à y inclure l’association EDEN en identifiant la problématique spécifique « moustiques ».

Distinction par le maire de Thessalonique

En marge de la 5ème assemblée générale de l’association européenne EDEN, lundi 4 mars dernier, en Grèce, Monsieur Vassilios Papageorgopoulos, maire de Thessalonique (deuxième ville grecque, après Athènes, avec un peu plus d’un million d’habitants), a remis les insignes de sa collectivité à Michel Babinot, directeur opérationnel de l’EID Méditerranée, pour le remercier de l’efficacité de l’action conduite en matière de conseil et de transfert de technicités au titre d’une convention de coopération signée en 1998 par l’Agence de développement de la région de Thessalonique et l’EID Méditerranée. Les collectivités de Grèce du nord, entre Thessalonique et la frontière turque, développent depuis quelques années une action comparable, par ses dimensions et ses objectifs, à celle entreprise sur le littoral du Languedoc-Roussillon à partir du début des années 1960.

EDEN à Bruxelles : une « première » positive

Viendront-ils, viendront-ils pas ?… C’était la question qu’on pouvait se poser à propos de la participation, tant d’eurodéputés que d’élus des collectivités engagées dans EDEN, à la réunion organisée par l’association européenne des opérateurs publics de démoustication au Parlement de Bruxelles, mercredi 2 mai 2001. Au final, dans les deux publics ciblés, il y a eu du répondant : une trentaine de représentants de collectivités et d’opérateurs publics ont fait le déplacement, représentant les trois Ententes interdépartementales françaises, le Conseil général de la Martinique et le SIAAP (agglomération parisienne), le CODE (delta de l’Ebre) et le Consell comarcal del Baix Llobregat (agglomération barcelonaise), cinq Préfectures de Grèce du nord, auxquels il faut ajouter des fonctionnaires des délégations bruxelloises de la Généralité de Catalogne et du Département des Bouches-du-Rhône. Côté parlementaires européens, une dizaine d’élus ont participé de bout en bout à la réunion, issus de France, d’Espagne, de Grèce et d’Italie, mandatés par leurs groupes politiques respectifs : socialistes, libéraux, écologistes, chasseurs, illustrant ainsi la transversalité de nos missions. Affluence significative, en raison du déroulement simultané, à deux pas du lieu de la réunion, d’une séance plénière du Parlement.

 

Consensus dans l’écoute et consensus dans les échanges qui ont suivi la présentation pédagogique et plurielle (une dizaine d’élus territoriaux se sont répartis les thèmes à développer) des missions et objectifs des opérateurs de démoustication. Avec l’accent mis sur trois dossiers d’actualité : la révision des homologations de plusieurs insecticides, la ré-émergence de maladies vectorielles, la faculté d’émarger aux crédits européens.

 

Les parlementaires présents ont découvert une réalité méconnue par la plupart d’entre eux. Ils ont proposé deux types d’appuis : une veille des directives soumises au Parlement et une sensibilisation de leurs collègues, afin de pouvoir discuter voire amender les positions de l’exécutif européen (la Commission) si elles risquaient de pénaliser les opérateurs de démoustication ; une facilitation dans la prise de contacts avec les fonctionnaires des directions compétentes dans deux grands domaines : la directive « biocides » (direction de l’Environnement) et les programmes européens INTERREG et MEDA.

Homologations : une réponse de la commission européenne

Madame Wallström, commissaire européenne à l’Environnement, a répondu à Christian Jean, en tant que président de l’association EDEN, qui, à l’occasion de la récente réunion au Parlement européen, l’avait sollicitée à propos de la révision des homologations d’insecticides pour la démoustication. Elle confirme que les matières actives utilisées à cette fin sont incluses dans la liste de révision ouverte le 14 mai 2000 dans le cadre de la directive européenne dite « biocides ». C’est un programme étendu sur 10 ans, mais une première phase -qui n’est pas la moins importante- prend fin en mars 2002 : à cette date, les industriels fabricants auront dû faire connaître leur intérêt pour défendre les matières actives concernées (ndlr : par « intérêt », on peut comprendre, notamment, « intérêt commercial »). Si tel n’est pas le cas, il demeurera la possibilité, pour les Etats membres de l’Union, de demander directement à la Commission le maintien de l’homologation d’un produit non défendu, s’ils estiment que la matière active considérée est essentielle pour la protection de la santé publique ou pour l’environnement. Toutefois, dans cette hypothèse, il restera à savoir qui sera en mesure de produire une substance en faveur de laquelle aucun fabriquant n'aura souhaité s'engager au préalable... Cela dit, téméphos, Bti et Bacillus sphaericus seront certainement défendus. A suivre.

 
© 2008 ADEGE | Joomla Template by vonfio.de
Copyright © 2019 ADEGE. Tous droits réservés.
Joomla! est un logiciel libre sous licence GNU/GPL.