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Assemblée générale du 5 décembre 2005

Assemblée nationale, Paris (75)

Assemblée générale du 5 décembre 2005  Assemblée nationale, Paris (75)

L’ADEGE au grand complet

C’est (presque) entre deux haies de gardes républicains en tenue d’apparat que la quinzaine de participants à cette commission de coordination (ou assemblée générale) annuelle de l’agence nationale pour la démoustication (ADEGE) ont été accueillis, lundi dernier, à l’entrée de l’Assemblée nationale, à Paris. Pour l’anecdote, c’est qu’au même moment, le Premier ministre chinois était reçu en grandes pompes par le Président des lieux, juste un pas de porte plus loin… Pour le coup, on n’a pas chinoisé au cours de cette réunion qui, pour la première fois depuis 4 ans, a fait le plein des établissements publics et collectivités membres (voir page 2).

Rapport de forces

Le gros morceau de l’ordre du jour était consacré, une fois de plus, à la mise en œuvre de la (trop) fameuse directive européenne « biocide ». Toujours aucun signe de vie de la part du ministère de l’Ecologie et, côté ministère de l’Agriculture, la vague promesse d’une éventuelle réunion à la fin de décembre. Les élus, excédés par ce mépris de « quelques ayatollahs de la technostructure », ont décidé de passer à l’action. Ainsi, début janvier, des courriers seront adressés aux élus territoriaux concernés, des réunions de sensibilisation / action seront organisées à leur intention, ouvertes aux responsables des organisations professionnelles touristiques et économiques. Ceux-ci seront appelés à intervenir vigoureusement auprès du gouvernement. Enfin, si nécessaire, une médiatisation sera opérée sur un plan régional voire national. Toutes initiatives calculées dans le temps, afin de ne pas interférer avec la saison touristique.

C’est un scandale !

Autre dossier « classique », par les temps qui courent : les effets de la loi « libertés et responsabilités locales » d’août 2004 sur l’organisation des dispositifs de démoustication. Les Départements d’outre-mer savent déjà, sur la base de leur expérience des années passées, que l’Etat s’est purement et simplement « défaussé » sur les Conseils généraux. D’abord, ils assimilent à un authentique scandale le fait que l’Etat prétend continuer à fixer les politiques de lutte anti-vectorielle et à décider de leur mise en œuvre, alors que les Départements sont ravalés au rôle de simple exécutant et de… financier. Le Dr André Lecante, vice-président du Conseil général de la Guyane, s’en offusque : « Normalement, qui paye commande. Là, on ne nous propose même pas d’être associés à la décision. C’est du jamais vu ! ».

L’ADEGE solidaire

Ensuite, les représentants guyanais évaluent à seulement 10 % la couverture de leurs dépenses de lutte par les dotations de l’Etat ! Si bien qu’avant même que le décret d’application de la loi soit publié au Journal officiel, les Conseils généraux de la Martinique et de la Guyane entendent refuser ce marché de dupes, menaçant de ne pas signer la convention de délégation de service public qui doit en découler et allant jusqu’à envisager de déférer le décret, dès sa publication, devant la juridiction administrative. Une position que les membres de l’ADEGE ont décidé de soutenir unanimement. A suivre.

Situation sanitaire tendue

Ces bisbilles désolent d’autant plus nos collègues d’outre-mer que la situation sanitaire s’y est un peu plus tendue en 2005, avec l’apparition d’un sérotype 4 de la dengue (voir « Flash-hebdo » n° 330) et que, de l’avis du Dr Lecante, le virus est en extension. Quelques chiffres : 600 cas cumulés pour 186 000 habitants en Guyane et 1300 personnes touchées en trois mois pour 400 000 habitants en Martinique. Comme le dit André Yébakima : « Ramenez ces proportions à la population de la métropole et il y a le feu à la maison ! ». Merci pour ces encouragements…

 

Madame la Présidente

En 2006, c’est le Conseil général de la Martinique qui sera titulaire de la présidence tournante de l’ADEGE. Et c’est donc Geneviève Chanteur, vice-présidente de la collectivité antillaise, qui a reçu le « sceptre » des mains du président sortant, Denis Vernay (EID Rhône-Alpes). Le trophée en verre ne s’éloignera pas de sitôt de la région Caraïbes puisqu’il a d’ores et déjà été décidé qu’en 2007, la présidence de l’agence reviendra au Conseil général de la Guyane. Une manière de reconnaître fortement les services anti-vectoriels des départements d’outre-mer (DOM) et de les appuyer dans leurs demandes insistantes auprès de l’Etat de donner les moyens nécessaires à leur mission de santé publique et de développement. Ce qui, dans le cadre des nouveaux textes de décentralisation, n’est pas exactement le cas (voir p. 2).

 

Présents à l’appel

Ont participé à cette assemblée générale : le président Christian Jean, Jean-Louis Gély et le Dr Cousserans, pour l’EID Méditerranée ; le président Bernard Rochet, Jacques Guilloteau, directeur, et Nathalie Garnier, chargée de communication, pour l’EID Atlantique ; le président Denis Vernay et Rémi Foussadier, directeur, pour l’EID Rhône-Alpes ; Geneviève Chanteur, vice-présidente, et André Yébakima, directeur du service de démoustication, pour le Conseil général de la Martinique ; le président André Lecante et Max Ventura, directeur général adjoint des services, pour le Conseil général de la Guyane ; Françoise Pfirsch, chef du service de démoustication au SIVU de Lauterbourg / Bas-Rhin, et, en observateur, Saïd Karsch, en charge de la démoustication pour le compte du SIAAP (assainissement de l’agglo parisienne).

 
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